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Elevate until we fly ♪ {Wyatt}

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Seth A. Fawkes
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MessageSujet: Elevate until we fly ♪ {Wyatt} Mer 6 Fév - 21:00

Elevate until we fly
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Je ne pus retenir un sourire. Pour un mec qui venait de sortir de deux ans de taule, disons que je m'en sortais plutôt chanceux, pour le coup. J'avais instantanément retrouvé deux amis et complices assez proches, ma peste favorite qu'était ma soeur jumelle, et principalement l'amour de ma vie. S'il ne s'était pas trouvé en face de moi, il y a une quinzaine de minutes de cela, j'aurai sans doute continué de boiter et de saigner comme un animal qu'on aurait tenté de saigner et qui aurait réussi, dans un dernier effort et dans un sale état, à prendre la fuite. Les deux seules personnes qui me restaient désormais à retrouver ? Ma petite princesse, Aaliyah, mon petit ange qui me ressemble tant. Elle devait tellement avoir changé, sur deux ans. La dernière fois que je l'avais vue, ce n'était encore qu'un tout petit bébé fragile de quelques mois. La seconde personne que je souhaitais retrouver n'était autre que mon meilleur ami, Ulysse, un ancien petit serpent avec qui j'avais fait les 400 coups lors de notre scolarité commune. Il était terrible côté pitreries, lui aussi, et pourtant, il était l'un des verts et argents les plus gentils du château, à l'époque où nous y étions. Le nombre de fois où il m'avait dit, pour plaisanter, que si j'avais été une fille, il m'aurait demandé en mariage mais que vu ma masculinité, il se dévouait pour épouser Calypso à la place.

Je pense sincèrement que je l'aurai laissé épouser ma jumelle, s'il me l'avait demandé. Le seul problème -et pas des moindres- dans l'histoire ? A chaque fois qu'il avait tenté un rapprochement, parfois même innocent, envers Calypso, en faisant un pas vers elle, elle en faisant deux pour reculer. Elle était encore plus sauvageonne, râleuse et obstinée que moi concernant l'amour, pas ma faute. Déjà que moi, j'avais déjà eu du mal au départ à accepter mes sentiments envers Wyatt.. Alors elle, le jour où elle acceptera d'aimer quelqu'un de façon plus qu'amicale.. on va se contenter de dire que c'est pas demain la veille.

Bref. Cela faisait maintenant environ une dizaine de minutes que je me baladais avec la petite bande, regardant autour de moi d'un air assez méfiant. Wyatt -ou plutôt Warren, dans les circonstances actuelles- ouvrait la marche, tandis que Calypso, Azazel et Orion n'étaient pas très loin de lui, baguette à la main malgré le sort d'invisibilité qui les couvrait. Pour ma part, je me contentais de fermer la marche, sous ma forme d'Animagus, question de sécurité. Et pourtant, il nous fallut beaucoup moins de temps que ce que j'avais pensé au départ pour arriver au lieu en question. Vu l'aspect qu'arborait la vieille bâtisse, ça ne m'étonne même pas que le titre de 'Maison Hantée' lui soit attribué, tiens. Mais bon, ça ne semblait pas non plus en état de décomposition et ça semblait aussi suffisant que pour arriver à y survivre quelques jours en planque.

Calypso, Azazel et Orion firent le tour de la maison en premier, décidant d'aller jeter un coup d'oeil aux pièces en général et de choisir leurs chambres pour cette nuit. Lorsqu'ils furent partis, ma première réaction fut de me métamorphoser en humain de nouveau, lançant un sourire à Wyatt. Certes, la forme physique sous laquelle il était me donnait plus des envies de meurtre qu'autre chose mais bon, je savais que c'était lui en dessous et c'était ce qui m'importait. « - Dis aux autres que je squatte la salle de bain. T'es le meilleur, bébé. » lui murmurais-je au coin de l'oreille avant de rapidement monter à l'étage pour redescendre deux heures et demi plus tard, une apparence déjà bien plus soignée qu'en sortant de l'enfer à l'état pur. J'avais trouvé un moyen pour recouper mes cheveux moi-même sans foirer ma coupe, je les avais même coupés un peu plus courts qu'auparavant, mais quand même assez longs. Ensuite, je m'étais savonné une bonne demi dizaine de fois, tout en insistant particulièrement sur mes cheveux. Bon sang que ça faisait du bien. Certes, la salle de bain n'était pas vraiment de grand luxe et je pouvais facilement voir quelques toiles d'araignées dans les coins de la pièce qui ne m'inspiraient pas confiance le moins du monde, mais c'était déjà mieux que rien.


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A. Wyatt Northwood
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MessageSujet: Re: Elevate until we fly ♪ {Wyatt} Jeu 7 Fév - 19:21

Elevate until we fly ♪
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La définition du bonheur est vraiment différente pour chacun de nous. Elle est peut être la plus infime, comme la joie de regarder le ciel se coucher, retrouver des amis perdus de vue, ou encore manger quelque chose dont on raffole. Pour d'autres, le bonheur est un état d'esprit que l'on acquière et qui dure quelques instants. À l'échéance, il faut recommencer inlassablement. Les accros au shopping qui doivent acheter sans arrêt pour se procurer du plaisir, les junkies qui nécéssitent leur dose quotidienne pour planer. Ceux qui sont heureux en atteignant un but dans leur vie : devenir le patron d'une entreprise, être riche, reconnu ou admiré de tous. C'est une voie personnelle, complètement. Donc, pour en revenir à ma situation : je viens de retrouver l'amour de ma vie, je suis entouré de membres de l'ordre des ténèbres qui pourraient me faire un coup dans le dos parce qu'ils n'apprécient pas le mec dont j'ai pris l'apparence, et nous allons passer la nuit dans une maison d'hôte style film d'horreur. Génial n'est-ce pas ? Mais pourtant, je suis pleinement heureux de me retrouver là. Personne ne peut comprendre l'enfer que c'est, d'être séparé de la personne qu'on aime contre notre gré. D'espérer, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, qu'on vous la ramènera saine et sauve. Angoisser le soir, à l'idée qu'on ne reverra jamais la personne que nous aimons le plus. Tout me rappelait à lui : des odeurs, des sons, des lieux, des images. Le visage de ma fille, qui lui ressemble énormément. Je le voyais en elle, avec ses bouclettes brunes et son regard mordoré. Il y avait toujours un souvenir en rapport avec lui. Je regarde toujours la photo de ma table de chevet, avec un sourire émerveillé. C'était l'hiver de notre septième année, où nous avions joué comme des gamins dans la neige. Et nous n'avions pas remarqué que quelqu'un nous photographiait. J'avais glissé sur une plaque de verglas, et mon homme m'avait rattrapé fermement. Un regard énamouré plus tard, je l'avais embrassé tendrement. Je ne remercierais jamais assez mon meilleur ami pour avoir gravé ce moment sur du papier glacé. Je ne regrette aucune minute passée aux côtés de mon serpent. Aucune.

Nous avancions presque en file indienne, et j'ouvrais la marche. J'étais sensé être le guide en même temps. Je sentais la magie crépiter derrière moi, venant des baguettes des compagnons de Seth. Même invisibles, ils restaient à l'affut, vigilance constante. Personnellement, la mienne avait retrouvé le holster de poignet dans lequelle elle était rangée bien sagement. Je n'avais qu'à contracter mon bras pour qu'elle jaillisse dans ma main, prête à être utilisée en cas de besoin. J'avais retrouvé un visage impassible, propre au personnage que je jouais. L'amoureux transi, ça doit pas être trop son truc je suppose, non ? Et en moins de temps que nous ne le pensions, nous arrivâmes près du bâtiment. "Jo's Gallion" était une maison d'hôtes réputé, dans le temps. Un accueil chaleureux pour les voyageurs, un confort optimal et une décoration aux tons chauds et doux. J'étais venu chercher un emploi dans cet endroit, mais la place avait été prise quelques jours avant. Le propriétaire est mort il y a un environ un an, et personne pour reprendre la suite. Elle a donc été abandonnée à son triste sort et allait nous servir de cachette pour dormir jusqu'au lendemain. D'extérieur, et avec les années de délabrement accumulées depuis le temps, elle ressemblait vraiment à s'y méprendre à une maison hantée. Fenêtres brisées par les intempéries, murs noircis et presque pourris, invasion de mauvaises herbes en tout genre. J'étais certain qu'il y avait des gnomes sous ce sol boueux et en mauvais état. Mais vu son isolement de toute vie humaine, il était peu problable que nous ayons des soucis avec les voisins.

La soeur de mon homme et ses deux autres compagnons commencèrent un tour des environs en premier lieu, pendant que j'attendais soigneusement avec lui. Le hall était plutôt sombre et j'allumai tout ce qui était possible de faire de la lumière avant d'aller chercher les clés des chambres. Personne n'avait jamais pensé à venir dans cet endroit parce qu'il était réputé pour être hanté. Personnellement, j'y suis retourné après son abandon et je n'ai rencontré aucun esprit. Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. Après avoir fait une visite rapide des chambres, ils vinrent chercher leur clé et de repartir aussi sec. Mais ma mission n'était pas terminée, je devais aller lancer des sorts de protection pour être sûr à 100% que nous étions en sécurité. On est jamais trop prudent. Je me tournai rapidement vers l'amour de ma vie. Il avait repris sa forme humaine assez rapidement. Il s'approcha avec un sourire qu'il ne réservait qu'avec moi. J'aimais vraiment ce mec. « Dis aux autres que je squatte la salle de bain. T'es le meilleur, bébé. » me murmura-t-il, près de l'oreille. « On se retrouve tout à l'heure, mon petit loup. Je vais m'occuper du reste ! » Je le regardai monter les escaliers, disparaissant à l'étage. Il allait mettre des heures à redescendre, alors autant que je commence mon boulot de protecteur sur le champ. Je sortis sur le perron boisé et une brise légère me caressa le visage. Le catogan de Warren était malmené par le vent, mais je rabattis la capuche sur ma tête avant de contourner la maison. Baguette en main, je commençai quelques incantations de protection. Elle devait couvrir tout le bâtiment, ce qui allait me nécessiter beaucoup d'énergie. Mais j'en avais une masse en stock, alors je pouvais l'utiliser à bon escient. Si protéger des évadés de prison était une bonne cause, évidemment. Un charme pour me prévenir si jamais des intrus essayaient de forcer la barrière protectrice, et un charme d'illusion. D'extérieur, on ne voyait qu'une vieille maison en ruine dont les volets battaient violemment, et le toit à moitié détruit. Un lieu où on a pas envie de rester plus de cinq minutes, en somme. Je soufflai avant d'essuyer la sueur de mon front et de rentrer prestement dans l'habitation.

Je montai à l'étage, tocquant aux portes des autres membres pour les informer que Seth se trouvait à l'étage pour se doucher, avant de rentrer dans une chambre et de fermer consciencieusement derrière moi. Je n'avais aucune envie que quelqu'un ne découvre que je n'étais pas celui que je prétendais être. Ouais c'est tordu comme phrase, mais ça représente exactement ce que je pense, ok ? Bref, je repris difficilement ma forme initiale, avant de m'étirer comme un chat. Un coup de nettoyage plus tard, la salle de bain était nettement plus propre qu'au départ. Et l'eau chaude détendit mes muscles plus que je ne l'avais espéré. Avec un soupir d'aise, je sortis dans la douche avant de devoir redevenir Warren. La cape noire déposée soigneusement sur le lit, je lui fis apparaître un pull du même bleu marine que ces yeux et un pantalon noir. Un petit sort d'ajustement, un catogan fait à la va-vite et j'étais prêt. Je suis plutôt grand, mais la vision depuis le corps du brun ténébreux était encore plus haute. Étrange sensation je dois avouer. Je descendis, observant les vieux tableaux en hibernation. Ils semblaient tous dormir, ce qui était plutôt bizarre. Certainement un sort adéquat pour ne pas subir les protestations de leurs occupants. Après avoir descendu les marches, je me retrouvai au même endroit qu'avant, m'asseyant dans un fauteuil poussiéreux. Et je vis redescendre mon homme, propre comme un sou neuf. Les cheveux raccourcis mais encadrant son beau visage angélique. Il avait l'air heureux, et je ne pus que sourire. Il était vraiment adorable. « Je suppose que tu dois te sentir merveilleusement bien. Comment va ta blessure, amour ? »
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Dernière édition par A. Wyatt Northwood le Mar 12 Fév - 21:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Elevate until we fly ♪ {Wyatt} Ven 8 Fév - 14:36

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Je n'avais jamais vraiment pu apprécier les endroits à moitié délabrés qui foutaient les jetons. Déjà que j'étais pas un modèle en matière de courage, préférant nettement prendre mes jambes à mon cou lorsque la situation commençait à chauffer, pour finalement m'enfuir comme le pire des lâches ... Alors savoir que j'allais devoir dormir une nuit entière dans une maison que tout le monde qualifiait de hantée, malgré que je faisais comme si de rien n'était et que je me contentais de sourire comme si tout allait bien, ça me foutait quand même plutôt les boules. Enfin bref, c'était toujours mieux que de dormir à la rue ou de dormir dans un lieu où on risquait de se faire choper par les Résistants ou quiconque d'autre, mais bon. Moi qui, en plus de ça, avait horreur de tout ce qui était bestioles, poussière et tout le tralala, je sens que je vais finir par monter aux rideaux si je vois une araignée ou une autre bestiole danser le mambo là-bas.

Enfin, bref. Sans aucune difficulté, je pouvais me rappeler de notre rencontre, à Wyatt et moi. De toute façon, le long du chemin menant à cette drôle de baraque, je n'avais que ça à faire : penser et me remémorer le passé, au moment où je n'avais pas d'emmerdes côté taule et tout le tralala. Nous étions l'un comme l'autre en cinquième année, et déjà dotés de caractères pour le moins électriques. Forcément, entre un lion et un serpent, ça ne pouvait que péter au départ. Aussi, après lui avoir un peu -beaucoup- chauffé les nerfs, je m'étais retrouvé avec la face remplie de jus de citrouille, en plein milieu de la grande salle tandis que les autres serpents se mordillaient quasi jusqu'à sang leur lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire dans un éclat bruyant. Et bien évidemment, j'avais quitté la grande salle aussitôt, furieux, et surtout la tête remplie d'envies meurtrières envers le châtain légèrement plus petit que moi déjà à l'époque. Autant, s'il le désirait, il pouvait dire qu'à l'époque, j'étais déjà un véritable emmerdeur, il mentirait en disant qu'il était un véritable ange. Mais bon, comme on dit, de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas, hein ?

Lorsque nous furent arrivés, sans grande surprise, ce fut les trois autres qui partirent explorer la maison en premier, comme pour s'assurer qu'elle n'était pas véritablement hantée et pour également vérifier qu'elle était suffisamment 'en bon état' malgré les apparences pour être sûrs qu'elle ne risquait pas de s'effondrer pendant la nuit. Pas que ce serait con de crever sous un écroulement de baraque après avoir survécu à deux ans de taule et à des tortures infernales, mais presque malgré tout. Aussi, en profitant de l'occupation des autres, je me dirigeais lentement vers mon fiancé -qui, à mon grand désespoir, avait l'apparence d'un des gars que je hait le plus au monde, mais on va dire que je vais tenter d'oublier ce léger détail gênant pour l'instant- et lui lançait un sourire colgate, lui demandant de dire aux autres que j'étais parti squatter la salle de bain, sachant pertinemment que je ne redescendrai pas avant un long moment.

Comme je m'y attendais, je passais des heures et des heures dans la salle de bain, à me savonner un nombre de fois incalculable tandis que j'en profitais par la même occasion pour me laver les dents, évidemment. Moi qui avait toujours eu l'habitude d'avoir une dentition 'top blancheur', je devais avouer que j'étais infiniment reconnaissant à mon père pour me l'avoir légué. En plus, j'avais une qualité de dents excellente en générale et ça, c'était déjà un avantage, car étrangement, malgré la prison, je n'avais pas chopé des dents jaunes comme un vieux pépé. Merci mon dieu, je ne l'aurai jamais supporté ! Enfin bref. Une fois que mes cheveux furent recoupés, plus courts qu'auparavant, ne voulant plus vraiment ressembler à un adolescent prépubère, que je fus lavé à ma guise et que je sentais suffisamment la menthe à mon goût, je décidais de retourner en bas avec les autres, pour finalement me rendre compte avec un léger sourire que Calypso, Azazel et Orion semblaient toujours absorbés par leur visite tandis que Wyatt était dans le canapé. Je m'approchais lentement de lui, pas trop malgré tout, ne sachant que de trop que les autres pouvaient surgir tout à coup. « - Ah c'est sûr.. ça fait trop du bien, mon dieu. Et sinon, euh la blessure.. disons que ça saigne encore pas mal mais bon, on fait aller et c'est supportable. » déclarais-je en souriant légèrement. Je venais justement de changer le bandage, celui-ci étant plus devenu une poche à sang qu'autre chose, mais la douleur était supportable malgré tout pour l'instant.

Tout le reste se passa assez rapidement ; les autres revinrent et décidèrent de manger, tandis que moi j'étais juste trop exténué que pour envisager de tenir debout ou même assit un peu plus. Du coup, je m'étais allongé dans le canapé et je m'étais endormi, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Il faut croire que le fait d'endurer des tortures et de saigner abondamment pendant un long laps de temps, ça épuise. Aussi, inutile de dire que je ne me réveillais que bien des heures après, regardant autour de moi comme un gros paumé pour que finalement, mon regard s'arrête sur un genre d'horloge que je ne pensais même pas fonctionnelle. Pourtant, elle indiquait bel et bien minuit et demi et l'aiguille semblait avancer normalement, donc faut croire que je pouvais me référer à cela. Enfin bref, malgré l'obscurité et l'heure plus que tardive, je décidais malgré tout de me rendre dans ma chambre, question que ce soit plus confortable.

Pourtant, un bruit extérieur m'en dissuada. Un orage semblait avoir éclaté depuis peu et malgré que je n'étais pas le moins du monde effrayé par ça, je connaissais quelqu'un qui l'était plus que quiconque de mon entourage. Je montais les escaliers, tentant de faire ça sur la pointe des pieds pour ne pas faire grincer le vieux parquet -et m'assurant aussi de ne pas me rentrer d'écharde dans un pied malgré mes chaussettes, sait-on jamais ce que peut réserver le sol de ces vieilleries- et tentait de retrouver ma chambre dans toutes celles présentes. C'était tout bonnement impossible, y'en a juste de trop. Aussi, la meilleure idée -pourtant pourrie- qui me vint à l'esprit en premier fut d'ouvrir chaque chambre pour voir laquelle était la mienne et rapidement, je mis ça en pratique. Je tombais au départ sur celle de Calypso, qui dormait dans un lit superposé avec Azazel, visiblement, ce qui eut pour effet de me faire sourire. Je savais qu'elle n'éprouvait foutrement rien à son égard, mais ça me rappelait simplement lorsque nous étions petits, elle et moi, les soirées que nous passions à nous balancer des objets dans la gueule, surtout moi étant donné que j'étais celui qui était sur le dessus du lit, évidemment. Sales gosses que nous étions, bon dieu.

Après avoir ouvert trois-quatre autres chambres vides, je tombais finalement sur celle de Wyatt. Du moins, c'est ce que je pus devenir en entendant des genres de sanglots étouffés qui ne pouvaient que lui appartenir. Il semblait être en pleine crise d'angoisse et ça ne m'étonnait nullement. Foutu orage à la con. Je soupirais légèrement avant de rentrer dans la chambre où il était présent, refermant la porte derrière moi tandis que j'allais m'asseoir à côté de lui délicatement, passant ma main dans ses cheveux. « - Bébé ? C'est rien.. ça va passer.. c'est juste un orage.. » tentais-je, un peu maladroitement au départ, de le rassurer tandis que j'allais déposer un baiser sur sa joue, celle qui était la plus proche de moi en tout cas. Mon pauvre loulou. J'allais m'allonger contre lui, ma main se posant sur sa taille tandis que mon autre main caressait tendrement son dos pour tenter de l'apaiser. « - Tu sais que tant que je suis là, rien ne peut t'arriver, n'est-ce-pas? » lui murmurais-je au creux de l'oreille, déposant de nouveau un baiser sur sa joue.


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MessageSujet: Re: Elevate until we fly ♪ {Wyatt} Dim 10 Fév - 17:28

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Ce n'était spécialement romantique comme premier endroit pour des retrouvailles avec l'amour de ma vie, mais on peut pas trop faire autrement. Je vois bien les autres regarder Seth et Warren partir chez Madame Pieddodu : « On revient demain, on se fait une soirée en amoureux ! » Ca serait vraiment étrange, voir flippant quand même. Mais ce soir, nous allions dormir dans une vieille bâtisse qualifée de maison "hantée", entourée de membres de l'ordre qui ne seraient pas vraiment ravis de me voir. Surtout la soeur de mon homme, qui ne n'apprécie pas vraiment. Pas du tout, même. Mais c'est une autre histoire dont je me passe aisément, tant que je suis avec celui que j'aime. Peu importe où je me trouve, je suis heureux quand il est à mes côtés. Ca ne devait pas spécialement plaire à celui-ci parce qu'il est plutôt douillet comme mec, les endroits flippants et pas spécialement propres ne sont pas ceux qu'ils préfèrent. En même temps, je le comprends, mais nous sommes obligés d'y aller. C'est ce que j'ai trouvé de mieux pour les protéger. Heureusement que je suis là en fait, parce que je ne vois ce qu'ils auraient pu faire, sachant que le mec dont j'ai pris la place n'est jamais venu à leur rencontre. Des circonstances du destin, certainement.

La maison était vraiment en mauvais état. Mais cela renforçait le fait que personne n'allait nous y déranger, évidemment. Les gens sont méfiants et peureux, ces temps-ci. Nous sortons d'une guerre alors les esprits en sont marqués. J'ai joué là-dessus, avant de faire mon choix. Je devais tout prendre en compte, parce que des évadés d'Azkaban sont facilement reconnaissables. Mines affaiblis, corps trop maigres, guenilles et regards vitreux. Elle laisse des traces énormes, cette prison. Je ne lui ai jamais trouvé aucun atout, à part celui de traumatiser les gens qui y entrent. Je levai les yeux vers Seth qui semblait dans ses pensées, il était tellement adorable avec ses sourcils froncés et son léger mordillement de lèvres. Je me râclai la gorge avant de laisser les compères rentrer dans le bâtiment et de les suivre à l'intérieur. J'étais certain qu'il allait se passer des tonnes de choses pendant cette nuit, je le sentais. J'avais toujours eu le feeling pour ça, et généralement je me retrouvais à avoir raison le lendemain. Mon homme se retourna vers moi avec un sourire éclatant qui fit sursauter mon pauvre petit coeur avant qu'il ne me demande de prévenir les autres qu'il allait à la douche. C'est parti pour des heuuuuuuures de préparation. Cela me donnait le temps de régler mes petites affaires de sorts et de protection. J'acquieçai avant de le regarder disparaître dans les escaliers et de sortir dehors, baguette en main.

Après avoir épuisé un certain stock de magie en protégeant l'édifice, je regardai aux alentours, essuyant la sueur qui gouttait sur mon front et mes tempes. Ca demande une certaine concentration, et je n'avais qu'une envie : me doucher à mon tour. Après avoir refermé la porte principal de notre gîte de fortune, je montai à l'étage, cherchant une chambre de libre. En ayant trouvé une, je me barricadai à l'intérieur, fermant la porte avec un sort. Je délaissai ensuite mon apparence d'emprunt pour retrouver la mienne. « Aaaah, ça fait du bien de se retrouver un peu. » Après une douche qui me fit le plus grand bien et qui détendit mes muscles endoloris par la pratique de la magie défensive, je marchai sur le parquet boisé, retournant dans la chambre. Une unique servitte sur les hanches, je perçus l'éclat d'un regard vers lequel je me retournai. Je ne voyais qu'un jeune homme à la peau pâle, plutôt grand, avec les cheveux mouillés et une morsure sévère à la main. Rien de bien original, pour tout vous dire. Je ne m'étais jamais trouvé exceptionellement beau, mais le regard de Seth sur moi m'avait redonné une certaine confiance. Le plus important était que je plaise à la personne qui a envahi mon coeur. Après avoir revêtu une énième fois le personnage de Warrem, j'avais descendu les marches qui donnaient sur le hall, attendant mon homme. Il descendit tout aussi beau que quand je l'avais retrouvé, mais nettement plus propre. « Je suppose que tu dois te sentir merveilleusement bien. Comment va ta blessure, amour ? » Elle devait avoir continué de saigner, vu la profondeur de la plaie. Mais il fallait qu'il fasse moins de mouvements, sinon il allait réouvrir celle-ci à chaque fois. « Ah c'est sûr.. ça fait trop du bien, mon dieu. Et sinon, euh la blessure.. disons que ça saigne encore pas mal mais bon, on fait aller et c'est supportable. » Je levai un sourcil avant de sourire, espérant seulement que personne ne va arriver à ce moment là. « Il faudra que je voie ça de plus près, mon coeur. Faut pas laisser ça continuer, sinon tu peux avoir des problèmes. »

Les autres étaient venus pour nous dire qu'ils allaient manger quelque chose, et j'agréai, passant aux cuisines que nous nettoyâmes un peu pour se restaurer dans un endroit propre, tout de même. Personnellement, je m'étais fais un en-cas rapide, avant de monter. De toute manière, qui pouvait me dire quoi que ce soit ? J'étais sensé être le plus dangereux de tous, alors ils n'allaient pas m'arrêter. En passant dans le hall, je remarquai que mon amour s'était endormi dans le canapé. Je souriai tendrement, avant de faire apparaître une couverture que je posai sur son grand corps d'homme, et montai dans ma forteresse : ma chambre. J'étais mort de fatigue, après avoir rassuré ma fille toute la nuit. Elle avait cauchemardé et s'était réfugiée en pleurs contre moi. Elle me manquait déjà, mais je savais qu'elle était en sécurité avec mon meilleur ami. C'est tout ce qui comptait, à mes yeux.

quelques heures plus tard...


Mes genoux resserrés contre mon torse, je regardai les éléments se déchaîner à travers la fenêtre. J'avais toujours eu une terrible frayeur pendant les soirées d'orage. Qui se finissent généralement en crises d'angoisse violentes et épuisantes. Le vent qui faisait claquer les volets délabrés, la pluie qui tombait contre les carreaux comme pour essayer de passer à travers. Et la foudre, l'éclair jaillissant qui me terrifie plus qu'autre chose. Ce terrible élément électrique qui pulvérise tout ce qui se trouve sur son passage, brûlant et dévastant les paysages, tuant certaines fois des imprudents. Je n'ai jamais compris pourquoi j'avais tellement peur de ce maelström naturel. Je n'arrive pas à retrouver un moment qui aurait pu me marquer à vie à cause de cela. Mais c'est ce qui est, et je fais avec. Seth devait encore dormir, le pauvre, il était épuisé. Je ne voulais en aucun cas le réveiller avec mes conneries. On dirait un enfant qui a peur du monstre caché sous le lit. Étouffant des sanglots, la gorge nouée, je m'étais reculé dans le coin du mur, dans la même position. Mon coeur battait plus vite que jamais, et j'avais l'impression d'étouffer lentement. Comme le serpent qui se serre petit à petit autout de votre gorge, coupant votre respiration au fur et à mesure.

Je sentis la porte s'ouvrit et je me plaquai encore plus dans l'ombre. Et si c'était un des membres de l'ordre qui m'avait entendu. J'avais complètement oublié de remettre le sort en place après être rentré dans ma chambre. Le coeur au bord de la syncope, je tentai de distinguer une forme, alors que je sentais mon lit s'alourdir sous le poids d'un corps. Je respirai plus facilement en reconnaissant l'odeur de menthe si familière de mon homme, qui passai une main délicate dans mes cheveux. « Bébé ? C'est rien.. ça va passer.. c'est juste un orage.. » Je me raccrochai trop rapidement à lui, serrant mes bras convulsivement contre son tee-shirt. « J'suis mort de peur, on dirait un gosse, amour. » Il déposa une baiser sur ma joue, se voulant rassurant. Mais j'étais encore aux prises avec la peur, tremblant de tous mes membres. Je m'allongeai, tentant de calmer cette peur intense qui me prenait, et je sentis Seth en faire de même, dans mon dos. Une de ses mains se posa sur ma taille tandis que l'autre faisait des allers-retour dans mon dos nu. Je dormais toujours avec un simple bas de pyjama/jogging, ça me suffisait amplement. Mais ses doigts me réchauffaient doucement, comme une bouillotte. Il me faisait tellement de bien, rien qu'avec sa présence. Je me forçai à respirer plus doucement, reprenant un rythme normal. « Tu sais que tant que je suis là, rien ne peut t'arriver, n'est-ce-pas? » J'acquieçai doucement, tandis que je sentais ses lèvres se poser de nouveau contre ma joue. « Je sais, mon coeur. Je t'aime. Tu m'as tellement manqué. » répondis-je tout en me retournant de son côté, me collant contre lui, la tête dans son cou. L'odeur de sa peau me réconfortait énormément, malgré les tremblements successifs de mon corps qui persistaient. « Pitié, dis-moi que tu repartiras plus là-bas. Ne me laisse plus, Seth. »
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Elevate until we fly
ft wyatt and seth
Je devais bien avouer que comme retrouvailles, je m'étais quand même attendu à mieux. Je ne m'attendais pas le moins du monde à ce que ça se déroule de façon assez distante et prudente, dans un vieux manoir tout crasseux, inhabité depuis des années et des années, considéré comme hanté qui plus est, et entouré de membres de l'Ordre, aussi et surtout. C'était totalement insensé venant de Wyatt de prendre l'apparence d'une personne aussi maléfique que Warren, surtout que j'étais censé détester ce dernier plus que tout au monde. Je devais bien avouer que ça me demandait une concentration quasiment sans faille pour faire comme si je faisais face à mon pire ennemi, et non pas à mon fiancé sous ses traits. Pourtant, je devais bien avouer qu'à mes yeux, je m'en sortais relativement à bon compte pour l'instant, même si j'espérais tout du moins que ça allait persister aux yeux des autres.

Lorsque j'eus enfin fini ma douche et ma remise à niveau physiquement parlant, je redescendais à l'étage du dessous, me séchant brièvement les cheveux dans une serviette de bain que j'avais attrapée au passage, après avoir vérifié qu'elle ne contenait ni araignées, ni poussière, ni truc dérangeant du genre, et je jetais un coup d'oeil autour de moi, regardant un peu plus attentivement la décoration. C'était loin d'être un endroit chaleureux et sympathique, mais je devais bien avouer que c'était presque le grand luxe comparé à Azkaban. Dans cette prison, c'était bien loin d'être la vie d'hôtel et lorsqu'on peut se laver un jour sur quatre, on peut déjà s'estimer content. Lorsqu'on échappe un jour à la torture qu'on est censés vous infliger, vous pouvez être sûr et certain que le lendemain, elle vous sera rendue au triple. Et pourtant, la seule chose qui m'avait rattachée à la vie, alors que j'aurai très bien pu me laisser périr en refusant de m'alimenter, c'était bel et bien Wyatt. Ainsi que notre fille, notre petite princesse, bien entendu.

Je me contentais de soupirer légèrement de hocher négativement la tête, posant ma main sur mon front en un rien de temps. « - Putain, ça tape à crever.. » me plaignis-je, détournant par la même occasion le sujet concernant ma blessure, tout en essuyant mes yeux, ayant l'impression que ma vue s'était brouillée avec le temps. J'avais déjà eu ça quelques fois auparavant, à cause de la fatigue, mais cette fois-ci, je me rendais compte que la fatigue n'y était pas pour tout. Je commençais sérieusement à me demander si je ne commençais pas à avoir des problèmes de vues, ce qui allait s'avérer assez gênant pour les missions. C'est toujours con de confondre une proie à abattre avec votre compère dans la mission, par exemple, n'est-ce-pas ? Et en commettant une erreur digne de cela, je risquais surtout de me faire torturer au minimum, voir même carrément assassiner par Rodolphus s'il l'apprenait. En tout cas, j'aurai tout intérêt à rester vigilant et si ça devait arriver, à mentir en faisant passer le meurtre pour les résultats d'une bagarre avec des Résistants. Ils avaient bons dos ceux-là dans les affaires comme ça, et je savais que j'étais loin d'être le seul membre de l'Ordre à leur refiler énormément de saloperies sur les bras simplement pour me faire épargner. Pas de cadeaux entre les deux camps, forcément, lorsqu'on veut chacun la mort de l'autre, c'est légèrement compliqué.

Après m'être soudainement endormi dans le canapé, je me réveillais des heures et des heures après, alors qu'il était visiblement nuit noire. Je pris un instant pour regarder autour de moi d'un air totalement perdu, mettant un léger laps de temps à me souvenir de ce qui s'était passé pour que j'arrive ici. Après avoir baillé une dernière fois, je repoussais légèrement la couverture présente sur moi -qui, j'en étais quasi sûr, m'avait été déposée par Wyatt- et je commençais à monter à l'étage, m'apprêtant à rejoindre la chambre qui m'avait été attribuée avant de finalement interrompre mon action en entendant un orage éclater à l'extérieur. Mauvaise idée de laisser Wyatt seul dans sa chambre alors qu'un orage vient d'éclater, très mauvaise idée en connaissant sa phobie vis-à-vis de cela même.

Je cherchais un instant, hésitant avant de finalement ouvrir la porte de plusieurs chambres pour finalement trouver la bonne, n'hésitant même pas une minute avant d'y entrer tout en faisant attention à faire le moins de bruit possible. Le connaissant, il devait sans doute déjà être en pleine crise d'angoisse alors ce n'était pas la peine d'aggraver -involontairement- les choses. Je me dirigeais lentement vers lui, allant m'asseoir à ses côtés tout en soupirant légèrement en voyant l'état de panique dans lequel il était. Aussitôt, je commençais à lui murmurer des paroles qui se voulaient réconfortantes, faisant de mon mieux pour tenter de l'apaiser. Je souris légèrement lorsqu'il me répondit, ne pouvant m'empêcher de penser, une fois de plus, que sa voix m'avait tellement manqué que j'aurai pu l'écouter parler pendant des heures et des heures. Lorsqu'on est dehors, on ne se rend pas compte à quel point la liberté et vos proches sont importants, c'est plutôt lorsqu'on se retrouve privé de tout ça qu'on s'en rend compte, assez cruellement. « - Tout le monde a peur de quelque chose, ça veut pas dire pour autant que t'es un gosse ou que t'es faible, Wyatt. » lui murmurais-je doucement à l'oreille, remontant légèrement la tête pour aller déposer un doux baiser sur sa joue.

Je m'allongeais finalement à côté de lui, l'entraînant avec moi tandis que je caressais son dos d'une main, mon autre main étant posée sur sa taille, comme pour me prouver à moi-même -et lui prouver également- qu'il était toujours autant à moi qu'auparavant, que rien n'avait changé malgré les deux -très- longues années qui nous avaient séparés. Je souris de nouveau légèrement à ses paroles, me contentant d'aller me blottir un peu plus contre lui tout en le maintenant contre moi, parlant d'une voix douce et calme pour tenter de l'apaiser un peu plus rapidement. « - Toi aussi tu m'as manqué, tu n'as même pas idée. » déclarais-je le plus honnêtement du monde, me rappelant sans aucune difficulté chaque jour, où je pensais au fait que je ne le reverrais sans doute jamais, lui et notre fille. Je savais que cette dernière serait bien avec lui, qu'elle connaîtrait la vérité à mon sujet, et qu'il trouverait sans doute quelqu'un de bien avec qui reconstruire sa vie un jour. Maintenant, je devais avouer que mon côté possessif reprenait pas mal le dessus et que ça me faisait on ne peut plus plaisir de réaliser qu'il ne m'avait pas oublié et qu'il n'avait pas retrouvé quelqu'un sur ces deux années, alors qu'il aurait parfaitement pu. Je sortis de mes pensées, sentant mon coeur se serrer douloureusement dans ma cage thoracique à sa question. C'était tellement mignon et presque innocent comme question que ça en était attendrissant. « - Plus jamais je ne te laisserai. Si j'avais pu rester avec toi pendant ces deux ans, je l'aurai fait aussi, mais j'ai pas vraiment eu le choix, pour le coup ... » me contentais-je de murmurer en faisant légèrement la moue, avant de finalement relever son menton avec deux de mes doigts tout en le regardant droit dans les yeux, une lueur inquiète dans le regard. « - Ca va mieux ? » lui demandais-je calmement, continuant de caresser lentement son dos tandis que j'allais déposer un furtif mais tendre baiser sur ses lèvres.

Spoiler:
 

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« Ne laisse personne te détourner de ton chemin. N'aie jamais peur de revendiquer ce qui te tient à coeur. C'est ce qui sera le plus dur, pour toi, parce que tu penses tellement que tu ne vaux rien, que tu ne peux pas imaginer un futur radieux, un futur qui porte ton empreinte.... » ♥️ WILD HEART.
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Elevate until we fly ♪ {Wyatt}

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